vendredi 19 décembre 2014

Vers 2015 avec Tikihiro Sato



Des paysages aux milles lumières pour sublimer la nature. Les oeuvres de l'artiste Tikihiro Sato nous plongent progressivement dans les fêtes. Petit clin d'oeil à Noël et au jour de l'an aujourd'hui donc. Mais je souhaite surtout vous faire part du plaisir que j'ai à écrire ici depuis janvier même si les articles se font rares. Toutefois, cette rareté est signe de qualité, non? Je prends vraiment le temps d'écrire pour vous proposer des articles à la hauteur de ce que prétend être ce blog, une théorie sur l'art. Qui dit théorie sur l'art, dit recherches et rédaction travaillée, ce qui demande du temps ! 

Grâce à mon stage chez Interencheres.com, j'ai pu affiner mon écriture dans le sens où il fallait rendre compte de l'essentiel d'un objet (son histoire, ses qualités, son destinataire, etc) sans apporter un jugement personnel. Bon c'est assez dur pour moi de ne pas exprimer un minimum mes sentiments face aux sujets que je choisis puisque cela signifie que je les apprécie et que je souhaite vous faire partager ses valeurs intrinsèques. Visiblement, ma passion atteint des consciences avides de découvertes et de réflexions nouvelles ou différentes. J'ai vu croitre mon blog en peu de temps, ce qui est assez excitant ! Merci de me lire et d'apporter une pierre à l'édifice dans ma réflexion grâce à vos commentaires. 

Je vais, non pas hiberner, mais réviser pour mes partiels jusqu'en janvier. Peut-être reviendrais-je publier un ou deux petits articles comme j'ai pu le faire avec Saul Leiter. C'est toujours agréable de faire découvrir furtivement des artistes... D'ailleurs, quels sont les artistes qui vous aimeriez me faire découvrir ? Pour moi, ce serait un beau cadeau de voir ce qui vous fait vibrer. Bonnes fêtes de fin d'année!

Adélie






EDIT : Vous pouvez maintenant vous inscrire comme Membre du blog, j'ai enfin ajouté le badge ;-)

jeudi 11 décembre 2014

Le vide dans les oeuvres




Dites, on reparle du vide? :) C'est avec grand plaisir que je vous fais découvrir de nouveaux artistes qui traitent du lieu comme sujet de photographies. Et moi, dans ma grande passion que j'entretiens avec la notion de "vide", je crois que je ne pouvais pas être mieux servie que par les photographies de Bohnchang Koo et Christopher Taylor. Je ne sais pas si vous avez déjà lu l'article dans lequel j'avais traité ce sujet - le voici - mais j'y voue un certain intérêt sans relâche. D'ailleurs si je devais renommer le blog ce serait un truc du genre : "le vide dans l'art". Hyper bateau mais je crois que ces quelques mots assez simples sous-entendent bien des questionnements. Ce n'est pas le sujet le plus évident à traiter. Mais voilà, j'aime bien me confronter à ce genre d'exercice, une sorte de défit que je me lance.

En ce qui concerne Bohnchang Koo, peut-être y verrez-vous une référence à Malévitch et son Carré blanc sur fond blanc. L'espace 3D laisse place au 2D, à la géométrie de la ligne. Nous voici plongé dans une peinture abstraite du début du XXe siècle. Mais l'imperfection de la blancheur, la poussière dans le coin du mur nous rappellent que c'est bien une photographie d'un lieu qui semble être doucement délaissé et le titre de la série est on ne peut plus explicite : "Interiors". Pas de place au doute, la dichotomie entre le plein et le vide mais également l'ombre et la lumière est ce qui semble intéresser l'artiste. La douceur des "teintes" appelle à la méditation. Mais il s'agit aussi de donner à voir la poétique du vide. Koo recherche et collecte, depuis de nombreuses années dans les marchés aux puces, des boîtes vides qui l'intriguent de part sa forme, sa matière, sa destination. On sent dès lors une attention portée sur la trace qui le guide dans sa création. 







On sort du lieu vide en lui-même pour diverger vers la notion de l'"infini" chez Christopher Taylor. Un vide abyssal qui vous ferait perdre la tête par la répétition de l'objet dans la photographie (des murs, des fauteuils d'une salle de spectacle). Mais ce vide est également retranscrit au sein même d'objets comme un simple mouchoir accroché là, un fauteuil vide métaphore de l'absence qui nous renvoie quelque peu vers l'oeuvre de Hopper, une table miroir du ciel. C'est, semble-t-il, une oeuvre témoin d'un passage, qu'il soit récent ou lointain, de l'homme qui a malgré lui laissé des traces devenant sujet dans les photographies noires et blancs de l'artiste. A y regarder d'un peu plus près, on sent que, contrairement à Saul Leiter, artiste spontané, Christopher Taylor a véritablement pris le temps de cadrer pour équilibrer les formes et les lignes. Le paysage est resté tel quel mais pour sortir de la simple photographie d'inventaire, Christopher Taylor produit une oeuvre artistique et c'est cette construction de l'image qui nous achemine vers une sensation d'un paysage infini. (cliquez sur les images pour les voir en plus grand)








samedi 6 décembre 2014

Saul Leiter


On préféra aujourd'hui apprécier les images aux mots. En réalité, je pourrais vous faire un petit pitch (dans ta poche) sur les couleurs ou le jeu de l'image, du miroir, du reflet et de la construction dans le cadrage. La sémiologie, j'adore, mais aujourd'hui Saul Leiter parlera pour moi .... On se laissera juste emporter par sa libre expression et son désintérêt total de produire quelque chose pour quelqu'un.